Pour tout ceux qui ne connaissent pas Le Travet et ils sont nombreux, Le Travet se trouve à 25 km à l'est d'Albi, à mi-chemin des villes de Réalmont et Alban, entre la plaine et la montagne. Le village est situé sur un plateau dominant le lac de Rasisse et bordé de profondes vallées. A l'écart des grandes routes, la nature y est reine et le calme roi.

La commune est entourée de grandes et belles forêts. A l'est la vallée du Dadou et les falaises du Cayla à l'ouest le ruisseau du Lézert. Petite commune s'il en est, à peine 800 ha et quelques 130 habitants, un village tout en longueur, flanqué de 7 ou 8 hameaux.

L'activité y est essentiellement agricole bien que les agriculteurs ne représentent pas la majorité des habitants. Ce sont les retraités qui sont les plus nombreux.

Si vous désirez rencontrer le maire, monsieur Bernard Trouilhet, voici les horaires d'ouverture de la mairie …le mardi de 10h à midi et le vendredi de 13h45 à 15h45 n° de téléphone 0563557449….

 

Et maintenant un peu d'histoire :


Le nom du Travet pourrait venir du Gaulois (treb ) signifiant demeure en bois.Le Travet tout comme Rasisse a fait partie, au moyen age de la seigneurie de l'Arifades au même titre que La Roque et Travanet. Le premier seigneur connu était en 1450 François de Génibrouse et le dernier, à la révolution Alexandre de Corneillan. La région dépendait depuis longtemps de la vicomté de Paulin.

Le Travet a eu un temps deux églises : L'église paroissiale, ST Etienne de Gramarie sur le plateau du Cayla, peut être construite sur une ancienne motte féodale (fortification de l'an 1000) Et une chapelle, Notre Dame d'al Trabet, à l'emplacement de l'église actuelle ; En 1642, la chapelle Notre Dame est agrandie, et pour la " commodité des Habitants " (et du seigneur) elle devient église paroissiale sous le vocable de ST Etienne.

L'église du Cayla est abandonnée, et peu à peu tombe en ruine. Seul le cimetière reste au Cayla et est toujours utilisé jusqu'en 1865. Un texte de 1572 relate la prise de possession de la paroisse. Le château de Rasisse dont on aperçoit encore les ruines date au moins du XIV Siècle. Bien assis, sur sa plate forme rocheuse, dans une boucle du Dadou, il a connu la guerre de 100 ans et les guerres de religion.

Toujours à Rasisse, le vieux moulin à blé et à huile, sans doute contemporain du château, a fonctionné jusqu'en 1900. Il est aujourd'hui en ruine. Le bief était alimenté en eau par une galerie de plus de 10 mètres, creusée dans le roc.

Le vieux pont de Rasisse , est un des plus anciens ponts sur le Dadou. Il enjambait le ruisseau d'une seule arche. Souvent emporté par les eaux, il devait avoir une réelle importance, pour la région, car il fut souvent l'objet, au cours des siècles, de doléances concernant sa consolidation ou sa reconstruction. Ce qui en reste, dort maintenant au fond du lac de Rasisse.

Comme toute la région, la terre du travet est riche en minéraux (notamment du fer).Dans les temps anciens elle était couverte de forêts : deux éléments indispensables pour produire à l'aide de bas fourneaux, du fer métal. Les nombreux sites de scories retrouvés, attestent de l'importance de l'activité métallurgique, pendant des siècles, dans notre région.

Le Travet a toujours fait partie de la sénéchaussée de Carcasonne (région administrative du moyen âge) et de l'autorité du diocèse d'albi (pour les impôts) En 1789 la communauté dépendait du district de Villefranche, ainsi que la commune en 1790. Le Travet fut rattaché au canton d'Alban, en l'an x (1801 ) et à celui de Réalmont en 1835 .